Silva, un amoureux de la musique.

Rencontre avec Silvano Macaluso – alias Silva dans le milieu musical –  un artiste ultra complet.

Par Sarah Prévinaire

Que ce soit derrière un piano, en studio ou encore sur scène, Silva nous ensorcèle par son talent et sa dextérité musicale. L’artiste belge de 43 ans a plus de 20 ans de carrière et 3 albums à son actif : Laisse aller (2004), Antidote (2010) et 22h22 (2015). En plus de son projet artistique personnel, il collabore très régulièrement avec d’autres artistes et possède son propre studio. Auteur, compositeur, interprète, musicien, arrangeur ou encore ingénieur du son, Silva a plus d’une corde à son arc. 

Vous avez commencé votre carrière avec l’émission Pour la gloire, l’ancêtre de The Voice et La nouvelle star. Est-ce qu’on peut dire que ça a changé votre vie ?

« C’est vrai que tout a vraiment commencé en 1996, donc ça date quand même. C’était une autre époque évidemment mais c’est vrai que ça a quand même permis de rencontrer pas mal de gens dans le métier. C’est là que j’ai rencontré ma maison de disque et mon producteur, donc oui c’est vraiment là que  tout a commencé. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à composer aussi, donc c’est sûr que ça m’a aidé dans ma carrière ».

Depuis le temps, vous avez sorti plusieurs albums et fait pas mal de collaborations. Est-ce que vous ressentez une évolution ? Un changement dans votre manière de travailler ?

« Il y a toujours une évolution je pense dans la musique, et le fait de travailler avec d’autres artistes a fait que ça a agrandit vraiment ma palette artistique. J’ai quand même beaucoup appris. On apprend tout le temps, surtout avec d’autres artistes. Donc oui ça m’aide pour mon projet, ça m’aide aussi pour ma carrière d’ingénieur du son. Les collaborations, dans tous les cas, ce n’est que du bonheur et que de l’évolution ».

Silva lors de l’enregistrement du nouveau clip de Mind Connexion, un projet qu’il a créé avec Karim Baggili.

Sur 22h22 vous avez travaillé avec François Welgryn, Florian Etienne et Arthur de la Taille pour les textes alors que sur vos précédents albums vous le faisiez majoritairement seul. Comment l’avez-vous vécu ?

« Ça a apporté une autre dimension à mon projet. Le fait de travailler justement avec Arthur de la Taille qui est un super auteur français ou François Welgryn qui est LA référence en France, c’est qu’ils m’ont donné une nouvelle manière de chanter. C’est-à-dire que les mots qu’ils ont placés sur mes musiques étaient très musicaux. Ce sont des consonances qui m’ont aidé à mieux interpréter différemment la mélodie. Ça m’a beaucoup aidé. Je pense que c’est aussi une belle évolution de pouvoir agrandir son esprit d’écriture et en travaillant avec d’autres personnes je crois que ça fait partie d’un cheminement évolutif ».

Est-ce que c’est difficile de placer son projet, ses idées dans les mains de quelqu’un d’autre ?

« C’est hyper difficile. C’est pour ça que ce n’est qu’à mon troisième album que je me suis décidé et que je me suis dit  « Il est peut-être temps que je travaille avec d’autres personnes pour essayer d’apporter quelque chose en plus ». Mais c’est très difficile parce que tout ce que j’écris c’est un peu autobiographique et donc je ne voulais pas me détacher de ça. Donc quand j’ai travaillé avec ces personnes, il fallait qu’ils savent un peu comment je suis, comment je réfléchis, comment j’écris, ce que j’ai envie de dire donc ils ont quand même pas mal appris sur ma personnalité avant de pouvoir écrire. C’était très difficile de se dévoiler ».

Peut-on s’attendre à un nouvel album prochainement ?

« Je n’ai jamais arrêté d’écrire donc forcément il est en cours, j’ai une vingtaine de titres dans les tiroirs et donc c’est sûr que certains feront partie de ce futur album. Après, il faut que je commence vraiment à travailler les arrangements, la production artistique et les enregistrements définitifs. Il est en cours, ça c’est sûr, mais il est encore en train de mûrir. Quand j’aurai vraiment trouvé le petit point final à tout ça, alors je pourrai commencer à enregistrer. Mais bon avec ce qu’on vit actuellement, il faut aussi trouver l’énergie pour faire tout ça. J’écris beaucoup, je fais beaucoup de créations mais le travail en studio vraiment de l’approfondissement des arrangements c’est pas encore pour tout de suite ».

Pendant le dernier confinement vous avez sorti « We are the world », un clip vidéo d’artistes belges confinés. Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

« Je me suis dit : « voilà en tant qu’artiste qu’est-ce que je peux apporter dans cette dure période pour montrer que tous les artistes sont là ? ». J’ai simplement lancé l’idée comme ça sur internet et je pensais que j’allais juste avoir mon petit réseaux musical qui allait me répondre. Mais ça a pris de grosses proportions et y a pleins de grands artistes, de grands musiciens qui m’ont envoyé leurs données, leurs sons et voilà c’est un petit peu parti comme ça. Je ne m’attendais pas vraiment à un tel engouement au départ. Je voulais juste apporter un peu de bonheur au gens.  Au final ça a été le gros buzz ! On est a plus d’un million de vues, ça a été diffusé partout dans le monde. C’est une super reconnaissance évidemment ! Ce qui est bien c’est que ça donne aussi une image de la qualité des artistes belges et des musiciens. Le but c’était ça aussi finalement. De montrer qu’il y a de supers artistes chez nous, qu’ils ont besoin de soutien et qu’ils ont chacun leur projet, etc. ».

Retrouvez l’interview en intégralité sur YouTube !

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