Ozya : « Cet album a vraiment été un gros travail sur moi-même »

Auteure-compositrice et interprète, Ozya (Mariana Tootsie) sort son premier album : The Armour.

Ozya c’est de la pop avec des touches éléctro. La voix grave de l’artiste bruxelloise nous envoute et nous emmène dans un univers chaleureux et réconfortant.

Les huit titres de « The Armour » nous touchent en plein coeur et les âmes les plus sensibles se reconnaitront facilement dans les textes profonds et recherchés de l’auteure.

Comment est né Ozya ?
Ozya est née d’une manière un peu particulière. J’ai passé 10 ans dans le jazz, dans le blues j’ai fait beaucoup de musique de films aussi et puis j’ai fait un gros virage au niveau de mon style artistique musical. L’électrochoc ça a été quand j’ai fait The Voice (France) en 2015. Ça a été une expérience très confrontante pour moi et donc là, ça a vraiment mis un point d’honneur à toute ma carrière (d’avant). Et, j’ai vraiment eu envie de réaliser la musique que j’ai toujours voulu faire : la pop!

Donc ça, ça a été dans un premier temps l’élément révélateur, puis y a eu la rencontre avec Tim Bran, le producteur de London Grammar et ça ça s’est passé en 2017.

Et comment s’est passé cette rencontre ?

C’est une histoire assez incroyable, assez magique. Entre 2015 et 2017 j’ai passé 2 ans à travailler avec plusieurs producteurs artistiques. J’ai fait pleins d’essais en studio, j’étais vraiment en recherche de mon son. Au bout de ses 2 années où je ne trouvais pas vraiment ce qui me convenait j’ai envoyé un samedi soir un message sur Facebook à Tim Bran. Je ne m’attendais pas du tout à avoir une réponse et je m’attendais encore moins à avoir un oui ! Le lundi matin j’avais un message de Tim Bran qui me disait qu’il serait ravi de travailler avec moi.

Trois semaines plus tard j’étais en studio à Londres avec lui. On a enregistré juste un titre, le premier single qui est sorti en 2018, « Would you remember me ».

On a travaillé un peu à distance à ce moment-là. Il a travaillé sur les arrangements, la production du titre à distance. Quelques jours avant que j’aille à Londres il m’a envoyé ce qu’il avait déjà travaillé, que j’ai validé et que je trouvais juste magnifique. Quelques jours plus tard j’étais en studio, je faisais mes voix. On s’est vu une journée la première fois, juste pour faire mes voix, et puis au final le lien s’est consolidé, on est devenu un peu amis aussi et on a fait tout l’album ensemble sur une période de 2 ans.

En dehors de l’album, qu’est-ce que ça t’a apporté de travailler avec lui ?
Ça m’a donné confiance. C’est comme s’il avait validé le fait que j’étais une auteure compositrice. Il m’a donné de la confiance en fait Tim Bran. Puis, il est très bienveillant, il est très gentil. Il a une grande humilité aussi pourtant c’est un monsieur qui a fait de belles collaborations avec des artistes très très très connus. Et moi je sortais de nulle part en lui envoyant mon petit message sur Facebook.

« The Armour » c’est symbolique comme nom ?
C’est complètement symbolique. C’est complètement autobiographique. J’avais une espèce d’armure que je m’étais construite tout autour de moi. Je suis d’une grande sensibilité, je suis tout le temps habitée par plein d’émotions différentes, c’est un petit peu les montagnes russes à l’intérieur de moi-même, et j’avais du mal à gérer tout ça, toute ces émotions. Et plutôt que de les lâcher, tout était très contenu en fait. J’avais très peur. J’avais l’impression que si je lâchais mes émotions tout allait s’effondrer. Ce qui est faux au final, c’est une illusion. Mais voilà cet album a vraiment été un gros travail sur moi-même. Aller percer l’armure, aller l’assouplir pour au final aller chercher mes émotions, mon cœur pour pouvoir l’offrir aux gens, au public à travers cet album.

Est-ce qu’il y a des thèmes que tu as vraiment voulu aborder dans « The Armour » ou c’est simplement une question d’inspiration ?
J’ai abordé des thèmes malgré-moi. La manière dont j’ai créé cet album a été très cohérente par rapport à tout ce que j’ai vécu. Le thème qui est récurent c’est celui du passage de l’ombre à la lumière. Dans tous les thèmes des chansons il y a un espèce de marécage émotionnel où on part d’en bas et on remonte vers le haut. On passe de l’ombre à la lumière, on vit tout le chemin en fait.

Tu as travaillé avec ton frère sur ton projet. Comment ça se passe ?
J’ai travaillé avec mon frère sur le premier single, c’est lui qui a arrangé le morceau. Après, j’ai travaillé avec mon frère pendant plus de 10 ans. On a commencé la musique ensemble. Et même si aujourd’hui on a chacun son projet, je lui demande toujours son avis avant de sortir quelque chose. C’est le premier à être informé sur tout ce que je fais. J’ai besoin d’avoir son avis sur tout. Nous sommes très liés, nous sommes très proches, nous avons vraiment une super belle relation. Comme on est frère et sœur, j’ai une confiance absolue. On se connait sur le bout des doigts et je sais qu’il me dira toujours la vérité. Si un jour je ne suis pas sur le bon chemin, je sais que mon frère me le dira. J’ai ça avec mon frère car il est dans la musique, mais j’ai ça aussi avec ma maman. Je suis très proche de ma famille et ce sont mes piliers donc ils sont importants pour moi.

Retrouvez la deuxième partie de l’interview d’Ozya en vidéo (ci-dessous), on parle de son nom, de ce que son album lui a apporté, des difficultés aussi.

Ozya sera en concert le 27 mai au Botanique (sauf si les conditions sanitaires en décident autrement). Vous pouvez vous procurer vos billets ici : https://botanique.be/fr/concert/ozya-2021

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