Aurel : « J’essaie de juste raconter ce que je ressens »

C’est le jour J pour Aurel ! Un premier EP et un nouveau clip, entièrement fait en animation. Rencontre avec l’artiste.

Aurel, de son vrai nom Aurélio, sort son premier EP solo : « Ah ouais ». Le trentenaire nous propose un projet autobiographique de cinq titres où il nous parle de la vie en tournée dont il fantasme parfois, de relations, du deuil ou encore d’insomnie.

Est-ce que tu peux présenter ton univers ?
C’est de la pop en français avec des influences hip hop et psyché mais j’aime pleins de styles différents. Ce qui est le plus important pour moi c’est essayer d’être le plus authentique possible dans mes textes, dans mon son pour que simplement en m’écoutant on puisse savoir qui je suis.

Tu viens de sortir ton premier EP « Ah ouais », qu’est-ce qui t’a inspiré pour la création ?
J’ai écrit ce qu’il m’arrivait. Donc ce qui m’influence c’est mon quotidien, mes doutes, mes joies, mes appréhensions mais aussi mes rencontres et des discussions avec des potes. Dans cet EP il y a cinq chansons et c’est vraiment cinq textes qui racontent des petits chapitres de ma vie, de ces trois dernières années. Quand je le réécoute, j’ai vraiment une période pour chacune des chansons. J’essaie de juste raconter ce que je ressens.

Cet EP est autobiographique, quelle chanson t’a fait le plus de bien en la créant ?
Celle qui m’a fait le plus de bien c’est clairement « Oxygène pour deux » ! C’est une chanson que j’ai écrite suite à un deuil, celui du cousin de ma femme. J’ai écrit ce texte de manière ultra spontanée. C’était pas du tout dans l’objectif d’en faire une musique, j’avais juste besoin d’écrire. Et puis, après, je l’ai mis en musique et ça m’a fait beaucoup de bien, vraiment beaucoup de bien. Ce qui est intéressant, c’est que même maintenant trois ans après avoir écrit ce texte quand je le chante en live il y a toutes les émotions qui reviennent. Mais ce n’est plus de la tristesse, c’est comme un moment dans une autre vie, un moment à part, un moment d’hommage qui me fait à chaque fois du bien.

Tu nous présentes les cinq titres ?
Ce que j’écris c’est ce que l’on vit tous je pense. J’ai l’impression que ces histoires, ces anecdotes sont des choses qu’on vit tous. C’est la vie tout simplement et donc je pense que les gens peuvent s’y retrouver. C’est d’ailleurs les retours que j’en ai ! On vient me dire que l’on se retrouve dans mes textes et que ça fait du bien. Du coup ça me fait plaisir d’entendre ça évidemment !

Avant tu faisais partie de groupes, maintenant tu as ton propre projet. Qu’est-ce que tu en retires comme expérience ?
Chaque groupe dans lequel j’ai été m’a apporté quelque chose de différent. D’abord ça a été mes premières scènes et donc le statut d’artiste et réaliser mon rêve d’être musicien. Le deuxième groupe m’a donné le petit grain de folie qui me manquait dans ma vie. C’était un groupe psyché et ça m’a amené tout un tas d’aventures. Et le dernier m’a apporté le côté plus pop et cette efficacité de travail. Du coup, le fait d’avoir eu ces trois formations de travail me permet aujourd’hui de savoir vraiment ce que je veux être en tant que solo.

Ce n’est pas effrayant de tout faire seul maintenant ?
Si ! C’est hyper stressant ! La scène est vraiment devenue une étape difficile maintenant parce qu’il n’y a personne sur qui se reposer alors que si t’es en groupe et que tu te plantes, tu regardes ton voisin et avec un peu de chance le public va croire que c’est à cause de ton pote et pas à cause de toi (rires). Maintenant je suis seule donc s’il y a le moindre faux pas, la moindre fausse note, il n’y a personne d’autre que moi. Par contre quand ça se passe bien, c’est 1000 fois plus gratifiant !

Ça a pris combien de temps cet EP ?
Je suis d’abord passé par une phase de « laboratoire » après mon temps avec les groupes pour vraiment savoir ce que je voulais. L’EP en tant que tel a pris plus ou moins deux ans avec le confinement en plein milieu ce qui a un peu ralenti le processus. J’étais chez mon producteur à Paris le 7, 8 et 9 mars de l’an dernier pour faire un test. Si ça marchait, j’enchaînais le mois d’avril en enregistrement chez lui. Entre temps, je suis rentré en Belgique et le 13 mars c’était fini, tout était bloqué. Du coup, il a fallu rebondir et réfléchir à comment faire. Le label m’a fait amener du matériel pour que j’enregistre chez moi. J’ai su tout faire à la maison mais du coup ça a pris beaucoup plus de temps que prévu.

Pourquoi « Ah ouais » ?
C’était un peu une évidence. Le single « ah ouais » est clairement le morceau qui m’a permis de signer dans le label où je suis maintenant (Alter K). Je me souviens, le boss du label avait fait écouter ma chanson et j’avais eu droit à un « ah ouais ! », du coup « ah ouais » me semblait comme une évidence. J’ai l’impression que ce morceau m’ouvre des portes et donc ça avait du sens que l’EP s’appelle comme ça.

Tu viens de sortir un nouveau clip d’animation pour « Krang ». Comment cette idée est-elle arrivée ?
En fait, le label m’a dit il y a quelques mois : « ça te va si on fait un clip d’animation ? » et du coup c’est parti ! Ça a toujours été un de mes rêves un peu inaccessible car je sais que ça prend un temps fou et du coup de l’argent mais le label le proposait de lui-même donc j’étais trop content ! De là, j’ai commencé un pitch pour une histoire pour « Krang » et le label a bien aimé donc ils ont cherché un producteur pour le réaliser. Ils ont trouvé Luc Journot et le gars a réalisé mon histoire en mille fois mieux que ce que je pensais. Quand j’ai reçu les images pour la première fois j’étais vraiment trop trop content.

Comment est-ce que tu travailles ?
Je fais tout entièrement seul. Je me mets dans mon petit home studio et soit je pars d’un texte que j’ai écrit, soit je pars d’abord d’une production. Ça varie. Pour la musique je me laisse vraiment porter. Pour le texte, ça prend un peu plus de temps car j’écris moins facilement. Par contre, une fois que j’ai fini une première ébauche j’ai besoin de la faire écouter à quelqu’un pour prendre du recul. Je l’envoie à mon manager et lui demande « c’est bien ou à chier ? » (rires) . Si c’est bien, là c’est cool. Si c’est nul alors c’est poubelle.

Qu’est-ce qui te plait dans le fait de chanter en français ?
J’aime bien que mes textes ressemblent à une conversation, un dialogue. Que t’aies l’impression en écoutant que je te parle. Qu’il n’y ait pas de pause ou de forme de poésie. Je te parle et on est en train de discuter. Du coup j’aime bien prendre des petites expressions de tous les jours comme « ah ouais », des trucs qu’on dit tous cent fois par jour sans s’en rendre compte. Ce que j’aime c’est ce côté dialogue, le plus sincère possible pour que les gens se disent « c’est moi ou mon pote en train de me parler ». C’est ça qui me plait le plus dans l’écriture en français. Et puis, par rapport à l’anglais il y a beaucoup plus de rimes, c’est plus spontané.

D’autres projets en cours ?
La préparation du live et la préparation de l’album à venir. J’ai déjà hâte de me lancer dans cette aventure-là ! Mais d’abord, dans un premier temps, défendre cet EP.

PROCHAINS CONCERTS EN BELGIQUE

15.08.21 – Ronquières Festival
09.09.21 – Première partie de Pomme – Nuits Botanique, Bruxelles
27.10.21 – Support d’AaRON – Le Delta, Namur
19.01.22 – Support de Feu! Chatteron – Cirque Royal, Bruxelles
24.03.22 – Support de Feu! Chatteron – Le Manège, Mons

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