Belgofolies : bilan de la soirée d’ouverture

Les Belgofolies ont débuté ce mercredi 21 juillet à Spa avec un programme entièrement noir jaune rouge.

Cette année, pas de Francofolies aux multiples scènes et aux artistes d’horizons différents pour animer la ville de Spa. À la place, des concerts 100% belges, aux places limitées et uniquement en intérieur en raison des mesures sanitaires. Je vous présente les Belgofolies.

Au programme : quatre concerts par jour et des artistes tels que Saule, Suarez, Loïc Nottet, Blanche, Charles, Ozya ou encore Hooverphonic, Ykons et Typh Barrow. 

Le festival, réduit, aurait dû commencer ce lundi mais en raison des inondations catastrophiques qu’a subit le pays, et plus particulièrement la province de Liège, les organisateurs ont pris la décision d’annuler les deux premières soirées des Belgofolies et d’ajouter une date dédiée aux sinistrés le 26 juillet.

« Ça a été à la limite de l’impossible de réaliser ces Belgofolies », explique Charles Gardier, co-fondateur et co-directeur avec Jean Steffens des Francofolies de Spa. « C’est même peut-être une erreur de le faire. J’avoue que je ne sais pas. On a fait ce choix, on l’assume. On l’a fait parce qu’on s’est dit que si on ne le faisait pas, on perdait cette volonté d’être aux côtés des acteurs du monde culturel (artistes, techniciens, etc.) et pour nous c’était vraiment un drame, un énorme renoncement que de faire marche arrière. L’autre raison pour laquelle on l’a maintenue c’est parce qu’on a senti qu’il y avait vraiment une volonté des artistes d’être aux cotés des sinistrés, de se mobiliser et d’être un vecteur de rassemblement d’argent pour aider les acteurs de terrain, les associations, etc. qui sont en train d’amener le minimum vital aux gens qui en ont besoin. Tout le festival est dédié aux sinistrés mais on veut vraiment récolter des fonds importants et c’est pour cela qu’on a ajouté la date du 26 juillet. Malgré tous ces points positifs, j’ai des craintes de le faire. De rassembler, de prendre du plaisir à écouter de la musique alors qu’il y a des gens qui pendant encore des mois vont vivre un enfer. C’est compliqué ».

Le choix de faire une édition 100% belge était par contre une évidence pour les organisateurs au vu de la situation assez précaire que vivent les artistes depuis le début de la crise sanitaire. En effet, les festivals sont une source de revenus, de plaisirs et de rencontres pour les artistes mais aussi une vitrine voire parfois même une passerelle entre les pays. « Ce qui est le cas des Francos avec la France, le Quebec, la Suisse, etc. » précise Charles Gardier. « Cette année avec les contraintes liées au covid, aux déplacements et le fait que chaque fois qu’on donne la place à un artiste français par exemple c’est une place en moins pour un artiste belge, nous avons fait le choix de faire ces Belgofolies » éclaircit le co-fondateur. « Les artistes que l’on a programmé cette édition sont des artistes qu’on essaie parfois de programmer depuis deux ans ! On a aussi programmé des artistes qui ont profité du confinement pour grandir et produire des choses intéressantes ».

Les belgofolies, un pari réussi ?

Les habitués des Francofolies n’ont pas eu de mal à trouver l’emplacement des Belgofolies. En effet, c’est dans la salle des fêtes, juste à côté du casino, que se déroule le festival miniature. Elle peut accueillir jusqu’à 800 personnes. Le charme et la beauté de l’endroit rajoutent un cachet au festival.

Les places sont assises, numérotées et définitives. Par soucis de sécurité « covid », le public est placé par « bulles » et par ordre d’arrivée sur place. Premier arrivé, premier servi. Chaque « bulle » est séparée d’une autre par une place assise vide et le masque est obligatoire. Lors de chacune de ses interventions sur scène pour introduire les artistes, Charles Gardier le rappelle d’ailleurs. Dommage pour le public obéissant que certains éléments perturbateurs doivent se faire rappeler à l’ordre par la sécurité ou les organisateurs. C’est malheureusement ce genre de comportement qui risque de faire à nouveau fermer le secteur culturel si les chiffres repartent à la hausse alors que le secteur se bat pour vivre.

Au niveau musique, c’est bien évidement un sans-faute ! Le public a vibré aux sons de nos artistes toute la soirée et est reparti avec le sourire aux lèvres.

Une première soirée bien réussie pour ce festival qui a non seulement subi les conséquences du coronavirus mais aussi celles des inondations.

Concerts 100 % belge

Si vous n’étiez pas présents, voici un petit récapitulatif des différentes prestations qui ont rythmé la soirée d’ouverture des Belgofolies.

Elia Rose

La musique « feel good » aux sons pop-électro d’Elia Rose ouvre le bal de cette édition. Son keytar en main et le sourire aux lèvres, elle nous plonge dans un univers vintage et coloré. La douceur, la sympathie et le talent de la jeune femme ont définitivement séduit les spectateurs.

Doria D

Une voix rauque et envoutante. Une atmosphère bien à elle. Le nouveau phénomène belge était fort attendue du public et ne l’a pas laissé indifférent ! La jeune femme a ensorcelé la salle avec « dépendance » et sa reprise de « Jeune et con », deux titres très fortement plébiscités en radio. Doria D nous a aussi présenté son quotidien d’hypersensible avec “Hors tempo”. Ses interventions pleines d’innocence et de franchise ont amené un vent de fraicheur et d’humour aux festivaliers. Une artiste à ne pas perdre de vue !  

Saule

De ses titres phares en passant par son nouvel album, le géant fait sensation ! Il déchaine les foules et enflamme la scène des Belgofolies. Debout du début à la fin, le public danse, chante et applaudit. C’est la folie ! Tellement que le sol de la salle tremble sous les coups de pieds des spectateurs et que les agents de sécurité doivent demander à certains de se rassoir, de se calmer. Au vu de cette ambiance, Saule a incontestablement été le maître de la soirée. Il ne fallait vraiment pas manquer ça !

Suarez

L’atmosphère chaude et chaleureuse du groupe mêlée aux titres dansants sont un combo gagnant. Le public chante et danse. Marc Pinilla est à l’écoute du public et finit même par se balader dans la salle. Les festivaliers en sont ravis. Dommage de terminer le concert et la soirée sur une reprise de « Sarà perché ti amo » dont les paroles échappent au chanteur. Une chanson du groupe, à 100 % maitrisée, aurait laissé une bien plus belle touche finale à cette première soirée des Belgofolies.

Infos et tickets : www.belgofolies.be

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