Love Is All I Need : le premier EP d’Elia Rose

Après avoir participé à « Pour la Gloire » & « The Voice Belgique » et intégré plusieurs groupes, Elia Rose sort enfin son premier projet personnel.

Love Is All I Need, le premier EP de la tournaisienne, est joyeux et rafraichissant. Dans les six titres qui le composent on retrouve des balades, des morceaux complètement déjantés ainsi qu’une cover. L’univers pop et pailleté aux sonorités des années 80 de l’auteure-compositrice-interprète n’a certainement pas fini de faire parler de lui !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ?

Je fais de la musique depuis que je suis toute petite. Mes parents avaient un piano-bar à Tournai et donc j’en ai entendu depuis que je suis toute petite. J’ai tout de suite su. C’était une évidence que c’était ça que je voulais faire. J’ai d’ailleurs commencé très tôt à chanter. J’ai encore de vieilles images de moi, vers 3-4 ans qui chante, j’avais déjà mon petit public, c’était assez mignon (rires). Ensuite, vers l’âge de 14 ans, en 2001, j’ai fait l’émission « Pour la gloire ». Quelques années plus tard, j’ai commencé avec mes groupes. J’avais pleins de groupes de covers différents dans tous les styles, ça passait du rock à la pop, j’avais un groupe disco aussi c’était très sympathique. Je vivais donc déjà de la musique à 18 ans. Ensuite, j’ai fait « The Voice » et j’ai commencé à me poser quelques questions par rapport au fait de me lancer dans mon projet parce que c’est vrai que c’était super gai les covers mais j’avais un peu fait le tour. Je commençais un peu à m’ennuyer et j’avais vraiment envie de m’exprimer autrement. J’ai commencé à composer il y a 2-3 ans.

Tu as un univers très « feel good ». C’est un sentiment que tu as envie de faire passer ?

Oui, je trouve qu’il y a beaucoup de musiques actuelles un peu tristes, sombres, déprimantes et je me suis mis ce challenge car je trouve ça plus difficile, pour ma part, de composer quelque chose de joyeux.  J’ai aussi des balades et des chansons plus mélancoliques mais mon objectif c’est quand même, et surtout en concert, de passer un bon moment et que ce soit la fête et qu’on sorte de là avec le sourire !

Tu proposes également des sonorités un peu plus vintage, qu’est-ce qui te plait dans les sonorités des années 80 ?

J’adore ! Je suis une fan des années 80 ! Je suis née dans ces années-là et donc j’en ai beaucoup entendu.  En commençant mon projet je ne me suis pas dit « je vais commencer dans un truc qui sonne années 80 », c’est vraiment en composant que je me suis rendue compte que ça venait très naturellement, ces sons un peu kitsh, un peu synthé. Je joue aussi du keytar sur scène, le piano en bandoulière. Ça me correspond bien. C’est très frais, pas très actuel, un peu assumé.

© J.Van Belle

Tu as sorti un EP  Love is all I need le 14 mai dernier, peux-tu nous parler des différents titres et de ce qui t’a inspiré pour chacun des titres ?

Cet EP commence avec « Come with Me » qui est un titre alors là pour le coup, on ne peut plus années 80 ! Ce texte-là, parle vraiment d’entraide. On ne trouve pas toujours son chemin et je veux dire que moi je suis là je peux t’aider, te prendre par la main et que c’est pas si compliqué !

Ensuite on a « The Fall » qui est une de mes rares ballades, qui parle de rupture et du fait que ce n’est pas toujours de la faute de l’un ou de l’autre mais que parfois c’est juste la vie qui fait qu’on se sépare et voilà.

« Love is all I need » donne l’impression que c’est une chanson d’amour mais c’est en fait une chanson de gloire, de rois, de reines. Un texte un peu plus poétique que les autres.

La cover de « Words » c’est une chanson qui me tient vraiment à cœur car on a beaucoup travaillé dessus pour la faire sonner complètement différemment tout en lui donnant une touche qui me ressemble, sans pour autant dénaturer la mélodie et le texte. On y a passé énormément de temps et je suis assez fière de cette chanson, elle sonne vraiment bien. Et je suis contente parce que F.R David l’a entendue et il l’a trouve vraiment chouette. Ça donne du baume au cœur !

Ensuite, on arrive à « Sky » qui est le 2e single que j’ai sorti juste avant le confinement. Un peu triste d’ailleurs car quand j’ai sorti le single, je me suis dit ça va être chouette et puis une semaine après on apprend qu’on aurait plus de concerts… Enfin bref, j’ai de mauvais souvenirs avec ce morceau mais il parle d’évasion, du fait qu’on ne trouve pas toujours sa place dans la société et que de prendre de la hauteur, un peu de recul ça permet de vivre un peu les choses plus sereinement.

Et le dernier morceau « Oh My ! » c’est mon single qui vient de sortir qui parle de masturbation féminine à la base, mais, en gros ça parle de plaisirs solitaires. Dans le clip j’ai voulu montrer que le plaisir solitaire ça peut vouloir dire pleins de choses finalement !

Justement,  le clip d’« Oh My » est complètement décalé et déjanté ! Tu joues un peu avec les frontières de l’humour et du politiquement correct. Qu’est-ce qui t’a inspiré pour la réalisation ?  

En fait, j’avais 12€ de disponible pour la réalisation et une Barbie. Je suis donc allée acheter de la crème fraîche et j’ai essayé de faire des scènes avec du mouvement. Ce qui était très compliqué avec cette Barbie toute figée !  On a envie de lui faire faire des mouvements mais ça ne marche juste pas du tout donc il fallait une autre matière. On a utilisé la soie du lit et la crème fraîche pour créer ce mouvement. Je trouvais ça politiquement correct tout en étant assez connoté sexuel. Il ne se passe rien mais on comprend. Je trouvais ça drôle !  Ça n’aurait pu faire rire que moi, je l’assume entièrement, mais j’ai reçu assez de messages qui m’ont fait comprendre que ça avait fait rire beaucoup de gens alors tant mieux !

Malgré le fait qu’on soit au 21e siècle et que les gens sont plus ouverts d’esprit qu’avant, est-ce que tu n’avais pas un petit peu peur du retour que tu pouvais avoir avec cette chanson ainsi qu’avec le clip ?

Non je n’avais pas peur des retours parce que c’est pris tellement au second degré et à la rigolade et je pense qu’il n’y a vraiment rien de vulgaire. J’ai essayé d’éviter la vulgarité parce que je n’aime pas trop de base. Et puis, c’est vrai qu’on est plus ouverts mais je trouve qu’on a de moins en moins la place pour s’exprimer parce qu’on choque tout le monde. Il faut arriver à faire un bon compromis mais moi ça ne m’a pas limité !

Pourquoi avoir choisi « Love is all I need » comme titre d’EP ?

C’est lié à la chanson. Il y a une petite forme de « kitshitude » en plus de la pochette. Je trouvais ça mignon. Et puis, c’est surtout une de mes chansons préférées et j’ai voulu la mettre en avant.

Ça a pris combien de temps de faire cet EP ?

Disons qu’il est prêt depuis assez longtemps mais qu’on le gardait pour faire ma date au botanique, qui n’a pas arrêté d’être reportée, donc on a fini par le sortir sans ce concert.  Ça m’a fait du bien parce qu’il est prêt depuis quelques mois et est même déjà pressé en vinyle. Ils trainent dans ma chambre depuis des mois (rires).  Disons que ça a pris une petite année et qu’on a déjà travaillé sur beaucoup d’autres choses qui sont déjà prêtes pour l’album et qu’on n’a pas encore sorties.

Pendant le confinement, tu as sorti une reprise qui a fait un buzz : « Another one bite the dust » de Queen. Comment t’est venue l’idée de la reprendre de manière sensuelle, lente et vraiment décalée ?

Pour être honnête, je ne me suis pas trop pris la tête. J’ai entendu le morceau, je me suis dit « ah ouais c’est chouette ça », puis je suis montée en haut dans mon studio, j’ai baissé le tempo et je trouvais que ça groovait vraiment bien. On ne s’attendait pas à un tel retour ça c’est sûr ! J’ai mis la moustache comme ça pour rigoler mais visiblement ça a beaucoup plu ! (rires)

Comment est-ce que tu travailles pour composer ? Est-ce que tu as des rituels particuliers ?

Oh non, moi juste une petite bière et un paquet de chips (rires). Non, mais j’ai de la chance car j’ai un petit home studio en haut chez moi et donc je m’y mets quand je veux, quand je le sens. C’est hyper pratique parce que on peut être vite inspirée et écrire sur le moment. Je fais comme je le sens, quand je veux.

Pour les paroles, je compose d’abord et j’écris souvent après. Soit je fais du yaourt et il y a un mot qui me plait ou qui me fait rire et je me dit « ah bah voilà je vais démarrer de ça », soit j’ai déjà un thème et j’écris selon.

Tu parlais d’un album, est-ce que tu as des projets concrets pour la suite ?

Oui, beaucoup trop, c’est ce qui me fait peur. Je ne sais pas si c’est bien ou pas bien mais je ne m’arrête jamais. Quand je finis un truc je pense déjà au prochain.

C’est vrai que je suis un peu hyperactive à ce niveau donc des projets j’en ai 4000 mais le prochain le plus concret c’est le live au botanique qui est programmé depuis quelques mois, qu’on va retravailler, et là, on travaille sur l’album.

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