Mis en avant

Interview Florent Brack

Depuis 2015, le gagnant de The Voice Belgique a fait du chemin ! Une formation à la Bristish and Irish Modern Music Institute en Angleterre, des collaborations avec le DJ belge Goldaze et quelques singles plus tard, un projet d’album voit le jour.

Le jeune auteur-compositeur et interprète belge veut rester totalement maître de son projet. Pas de maison de disques donc mais un crowdfunding sur KissKissBankBank. Il espère recevoir 10 000 euros et au final en reçoit 15 080 ! Le crowdfunding a tellement bien fonctionné que ce qui devait être un EP se transforme en album !

Découvrez le projet de Florent Brack dans l’interview vidéo (ci-dessous) ainsi que son single « Mister Paperman » en version live !

Love Is All I Need : le premier EP d’Elia Rose

Après avoir participé à « Pour la Gloire » & « The Voice Belgique » et intégré plusieurs groupes, Elia Rose sort enfin son premier projet personnel.

Love Is All I Need, le premier EP de la tournaisienne, est joyeux et rafraichissant. Dans les six titres qui le composent on retrouve des balades, des morceaux complètement déjantés ainsi qu’une cover. L’univers pop et pailleté aux sonorités des années 80 de l’auteure-compositrice-interprète n’a certainement pas fini de faire parler de lui !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ?

Je fais de la musique depuis que je suis toute petite. Mes parents avaient un piano-bar à Tournai et donc j’en ai entendu depuis que je suis toute petite. J’ai tout de suite su. C’était une évidence que c’était ça que je voulais faire. J’ai d’ailleurs commencé très tôt à chanter. J’ai encore de vieilles images de moi, vers 3-4 ans qui chante, j’avais déjà mon petit public, c’était assez mignon (rires). Ensuite, vers l’âge de 14 ans, en 2001, j’ai fait l’émission « Pour la gloire ». Quelques années plus tard, j’ai commencé avec mes groupes. J’avais pleins de groupes de covers différents dans tous les styles, ça passait du rock à la pop, j’avais un groupe disco aussi c’était très sympathique. Je vivais donc déjà de la musique à 18 ans. Ensuite, j’ai fait « The Voice » et j’ai commencé à me poser quelques questions par rapport au fait de me lancer dans mon projet parce que c’est vrai que c’était super gai les covers mais j’avais un peu fait le tour. Je commençais un peu à m’ennuyer et j’avais vraiment envie de m’exprimer autrement. J’ai commencé à composer il y a 2-3 ans.

Tu as un univers très « feel good ». C’est un sentiment que tu as envie de faire passer ?

Oui, je trouve qu’il y a beaucoup de musiques actuelles un peu tristes, sombres, déprimantes et je me suis mis ce challenge car je trouve ça plus difficile, pour ma part, de composer quelque chose de joyeux.  J’ai aussi des balades et des chansons plus mélancoliques mais mon objectif c’est quand même, et surtout en concert, de passer un bon moment et que ce soit la fête et qu’on sorte de là avec le sourire !

Tu proposes également des sonorités un peu plus vintage, qu’est-ce qui te plait dans les sonorités des années 80 ?

J’adore ! Je suis une fan des années 80 ! Je suis née dans ces années-là et donc j’en ai beaucoup entendu.  En commençant mon projet je ne me suis pas dit « je vais commencer dans un truc qui sonne années 80 », c’est vraiment en composant que je me suis rendue compte que ça venait très naturellement, ces sons un peu kitsh, un peu synthé. Je joue aussi du keytar sur scène, le piano en bandoulière. Ça me correspond bien. C’est très frais, pas très actuel, un peu assumé.

© J.Van Belle

Tu as sorti un EP  Love is all I need le 14 mai dernier, peux-tu nous parler des différents titres et de ce qui t’a inspiré pour chacun des titres ?

Cet EP commence avec « Come with Me » qui est un titre alors là pour le coup, on ne peut plus années 80 ! Ce texte-là, parle vraiment d’entraide. On ne trouve pas toujours son chemin et je veux dire que moi je suis là je peux t’aider, te prendre par la main et que c’est pas si compliqué !

Ensuite on a « The Fall » qui est une de mes rares ballades, qui parle de rupture et du fait que ce n’est pas toujours de la faute de l’un ou de l’autre mais que parfois c’est juste la vie qui fait qu’on se sépare et voilà.

« Love is all I need » donne l’impression que c’est une chanson d’amour mais c’est en fait une chanson de gloire, de rois, de reines. Un texte un peu plus poétique que les autres.

La cover de « Words » c’est une chanson qui me tient vraiment à cœur car on a beaucoup travaillé dessus pour la faire sonner complètement différemment tout en lui donnant une touche qui me ressemble, sans pour autant dénaturer la mélodie et le texte. On y a passé énormément de temps et je suis assez fière de cette chanson, elle sonne vraiment bien. Et je suis contente parce que F.R David l’a entendue et il l’a trouve vraiment chouette. Ça donne du baume au cœur !

Ensuite, on arrive à « Sky » qui est le 2e single que j’ai sorti juste avant le confinement. Un peu triste d’ailleurs car quand j’ai sorti le single, je me suis dit ça va être chouette et puis une semaine après on apprend qu’on aurait plus de concerts… Enfin bref, j’ai de mauvais souvenirs avec ce morceau mais il parle d’évasion, du fait qu’on ne trouve pas toujours sa place dans la société et que de prendre de la hauteur, un peu de recul ça permet de vivre un peu les choses plus sereinement.

Et le dernier morceau « Oh My ! » c’est mon single qui vient de sortir qui parle de masturbation féminine à la base, mais, en gros ça parle de plaisirs solitaires. Dans le clip j’ai voulu montrer que le plaisir solitaire ça peut vouloir dire pleins de choses finalement !

Justement,  le clip d’« Oh My » est complètement décalé et déjanté ! Tu joues un peu avec les frontières de l’humour et du politiquement correct. Qu’est-ce qui t’a inspiré pour la réalisation ?  

En fait, j’avais 12€ de disponible pour la réalisation et une Barbie. Je suis donc allée acheter de la crème fraîche et j’ai essayé de faire des scènes avec du mouvement. Ce qui était très compliqué avec cette Barbie toute figée !  On a envie de lui faire faire des mouvements mais ça ne marche juste pas du tout donc il fallait une autre matière. On a utilisé la soie du lit et la crème fraîche pour créer ce mouvement. Je trouvais ça politiquement correct tout en étant assez connoté sexuel. Il ne se passe rien mais on comprend. Je trouvais ça drôle !  Ça n’aurait pu faire rire que moi, je l’assume entièrement, mais j’ai reçu assez de messages qui m’ont fait comprendre que ça avait fait rire beaucoup de gens alors tant mieux !

Malgré le fait qu’on soit au 21e siècle et que les gens sont plus ouverts d’esprit qu’avant, est-ce que tu n’avais pas un petit peu peur du retour que tu pouvais avoir avec cette chanson ainsi qu’avec le clip ?

Non je n’avais pas peur des retours parce que c’est pris tellement au second degré et à la rigolade et je pense qu’il n’y a vraiment rien de vulgaire. J’ai essayé d’éviter la vulgarité parce que je n’aime pas trop de base. Et puis, c’est vrai qu’on est plus ouverts mais je trouve qu’on a de moins en moins la place pour s’exprimer parce qu’on choque tout le monde. Il faut arriver à faire un bon compromis mais moi ça ne m’a pas limité !

Pourquoi avoir choisi « Love is all I need » comme titre d’EP ?

C’est lié à la chanson. Il y a une petite forme de « kitshitude » en plus de la pochette. Je trouvais ça mignon. Et puis, c’est surtout une de mes chansons préférées et j’ai voulu la mettre en avant.

Ça a pris combien de temps de faire cet EP ?

Disons qu’il est prêt depuis assez longtemps mais qu’on le gardait pour faire ma date au botanique, qui n’a pas arrêté d’être reportée, donc on a fini par le sortir sans ce concert.  Ça m’a fait du bien parce qu’il est prêt depuis quelques mois et est même déjà pressé en vinyle. Ils trainent dans ma chambre depuis des mois (rires).  Disons que ça a pris une petite année et qu’on a déjà travaillé sur beaucoup d’autres choses qui sont déjà prêtes pour l’album et qu’on n’a pas encore sorties.

Pendant le confinement, tu as sorti une reprise qui a fait un buzz : « Another one bite the dust » de Queen. Comment t’est venue l’idée de la reprendre de manière sensuelle, lente et vraiment décalée ?

Pour être honnête, je ne me suis pas trop pris la tête. J’ai entendu le morceau, je me suis dit « ah ouais c’est chouette ça », puis je suis montée en haut dans mon studio, j’ai baissé le tempo et je trouvais que ça groovait vraiment bien. On ne s’attendait pas à un tel retour ça c’est sûr ! J’ai mis la moustache comme ça pour rigoler mais visiblement ça a beaucoup plu ! (rires)

Comment est-ce que tu travailles pour composer ? Est-ce que tu as des rituels particuliers ?

Oh non, moi juste une petite bière et un paquet de chips (rires). Non, mais j’ai de la chance car j’ai un petit home studio en haut chez moi et donc je m’y mets quand je veux, quand je le sens. C’est hyper pratique parce que on peut être vite inspirée et écrire sur le moment. Je fais comme je le sens, quand je veux.

Pour les paroles, je compose d’abord et j’écris souvent après. Soit je fais du yaourt et il y a un mot qui me plait ou qui me fait rire et je me dit « ah bah voilà je vais démarrer de ça », soit j’ai déjà un thème et j’écris selon.

Tu parlais d’un album, est-ce que tu as des projets concrets pour la suite ?

Oui, beaucoup trop, c’est ce qui me fait peur. Je ne sais pas si c’est bien ou pas bien mais je ne m’arrête jamais. Quand je finis un truc je pense déjà au prochain.

C’est vrai que je suis un peu hyperactive à ce niveau donc des projets j’en ai 4000 mais le prochain le plus concret c’est le live au botanique qui est programmé depuis quelques mois, qu’on va retravailler, et là, on travaille sur l’album.

Belgofolies : bilan de la soirée d’ouverture

Les Belgofolies ont débuté ce mercredi 21 juillet à Spa avec un programme entièrement noir jaune rouge.

Cette année, pas de Francofolies aux multiples scènes et aux artistes d’horizons différents pour animer la ville de Spa. À la place, des concerts 100% belges, aux places limitées et uniquement en intérieur en raison des mesures sanitaires. Je vous présente les Belgofolies.

Au programme : quatre concerts par jour et des artistes tels que Saule, Suarez, Loïc Nottet, Blanche, Charles, Ozya ou encore Hooverphonic, Ykons et Typh Barrow. 

Le festival, réduit, aurait dû commencer ce lundi mais en raison des inondations catastrophiques qu’a subit le pays, et plus particulièrement la province de Liège, les organisateurs ont pris la décision d’annuler les deux premières soirées des Belgofolies et d’ajouter une date dédiée aux sinistrés le 26 juillet.

« Ça a été à la limite de l’impossible de réaliser ces Belgofolies », explique Charles Gardier, co-fondateur et co-directeur avec Jean Steffens des Francofolies de Spa. « C’est même peut-être une erreur de le faire. J’avoue que je ne sais pas. On a fait ce choix, on l’assume. On l’a fait parce qu’on s’est dit que si on ne le faisait pas, on perdait cette volonté d’être aux côtés des acteurs du monde culturel (artistes, techniciens, etc.) et pour nous c’était vraiment un drame, un énorme renoncement que de faire marche arrière. L’autre raison pour laquelle on l’a maintenue c’est parce qu’on a senti qu’il y avait vraiment une volonté des artistes d’être aux cotés des sinistrés, de se mobiliser et d’être un vecteur de rassemblement d’argent pour aider les acteurs de terrain, les associations, etc. qui sont en train d’amener le minimum vital aux gens qui en ont besoin. Tout le festival est dédié aux sinistrés mais on veut vraiment récolter des fonds importants et c’est pour cela qu’on a ajouté la date du 26 juillet. Malgré tous ces points positifs, j’ai des craintes de le faire. De rassembler, de prendre du plaisir à écouter de la musique alors qu’il y a des gens qui pendant encore des mois vont vivre un enfer. C’est compliqué ».

Le choix de faire une édition 100% belge était par contre une évidence pour les organisateurs au vu de la situation assez précaire que vivent les artistes depuis le début de la crise sanitaire. En effet, les festivals sont une source de revenus, de plaisirs et de rencontres pour les artistes mais aussi une vitrine voire parfois même une passerelle entre les pays. « Ce qui est le cas des Francos avec la France, le Quebec, la Suisse, etc. » précise Charles Gardier. « Cette année avec les contraintes liées au covid, aux déplacements et le fait que chaque fois qu’on donne la place à un artiste français par exemple c’est une place en moins pour un artiste belge, nous avons fait le choix de faire ces Belgofolies » éclaircit le co-fondateur. « Les artistes que l’on a programmé cette édition sont des artistes qu’on essaie parfois de programmer depuis deux ans ! On a aussi programmé des artistes qui ont profité du confinement pour grandir et produire des choses intéressantes ».

Les belgofolies, un pari réussi ?

Les habitués des Francofolies n’ont pas eu de mal à trouver l’emplacement des Belgofolies. En effet, c’est dans la salle des fêtes, juste à côté du casino, que se déroule le festival miniature. Elle peut accueillir jusqu’à 800 personnes. Le charme et la beauté de l’endroit rajoutent un cachet au festival.

Les places sont assises, numérotées et définitives. Par soucis de sécurité « covid », le public est placé par « bulles » et par ordre d’arrivée sur place. Premier arrivé, premier servi. Chaque « bulle » est séparée d’une autre par une place assise vide et le masque est obligatoire. Lors de chacune de ses interventions sur scène pour introduire les artistes, Charles Gardier le rappelle d’ailleurs. Dommage pour le public obéissant que certains éléments perturbateurs doivent se faire rappeler à l’ordre par la sécurité ou les organisateurs. C’est malheureusement ce genre de comportement qui risque de faire à nouveau fermer le secteur culturel si les chiffres repartent à la hausse alors que le secteur se bat pour vivre.

Au niveau musique, c’est bien évidement un sans-faute ! Le public a vibré aux sons de nos artistes toute la soirée et est reparti avec le sourire aux lèvres.

Une première soirée bien réussie pour ce festival qui a non seulement subi les conséquences du coronavirus mais aussi celles des inondations.

Concerts 100 % belge

Si vous n’étiez pas présents, voici un petit récapitulatif des différentes prestations qui ont rythmé la soirée d’ouverture des Belgofolies.

Elia Rose

La musique « feel good » aux sons pop-électro d’Elia Rose ouvre le bal de cette édition. Son keytar en main et le sourire aux lèvres, elle nous plonge dans un univers vintage et coloré. La douceur, la sympathie et le talent de la jeune femme ont définitivement séduit les spectateurs.

Doria D

Une voix rauque et envoutante. Une atmosphère bien à elle. Le nouveau phénomène belge était fort attendue du public et ne l’a pas laissé indifférent ! La jeune femme a ensorcelé la salle avec « dépendance » et sa reprise de « Jeune et con », deux titres très fortement plébiscités en radio. Doria D nous a aussi présenté son quotidien d’hypersensible avec “Hors tempo”. Ses interventions pleines d’innocence et de franchise ont amené un vent de fraicheur et d’humour aux festivaliers. Une artiste à ne pas perdre de vue !  

Saule

De ses titres phares en passant par son nouvel album, le géant fait sensation ! Il déchaine les foules et enflamme la scène des Belgofolies. Debout du début à la fin, le public danse, chante et applaudit. C’est la folie ! Tellement que le sol de la salle tremble sous les coups de pieds des spectateurs et que les agents de sécurité doivent demander à certains de se rassoir, de se calmer. Au vu de cette ambiance, Saule a incontestablement été le maître de la soirée. Il ne fallait vraiment pas manquer ça !

Suarez

L’atmosphère chaude et chaleureuse du groupe mêlée aux titres dansants sont un combo gagnant. Le public chante et danse. Marc Pinilla est à l’écoute du public et finit même par se balader dans la salle. Les festivaliers en sont ravis. Dommage de terminer le concert et la soirée sur une reprise de « Sarà perché ti amo » dont les paroles échappent au chanteur. Une chanson du groupe, à 100 % maitrisée, aurait laissé une bien plus belle touche finale à cette première soirée des Belgofolies.

Infos et tickets : www.belgofolies.be

Aurel : « J’essaie de juste raconter ce que je ressens »

C’est le jour J pour Aurel ! Un premier EP et un nouveau clip, entièrement fait en animation. Rencontre avec l’artiste.

Aurel, de son vrai nom Aurélio, sort son premier EP solo : « Ah ouais ». Le trentenaire nous propose un projet autobiographique de cinq titres où il nous parle de la vie en tournée dont il fantasme parfois, de relations, du deuil ou encore d’insomnie.

Est-ce que tu peux présenter ton univers ?
C’est de la pop en français avec des influences hip hop et psyché mais j’aime pleins de styles différents. Ce qui est le plus important pour moi c’est essayer d’être le plus authentique possible dans mes textes, dans mon son pour que simplement en m’écoutant on puisse savoir qui je suis.

Tu viens de sortir ton premier EP « Ah ouais », qu’est-ce qui t’a inspiré pour la création ?
J’ai écrit ce qu’il m’arrivait. Donc ce qui m’influence c’est mon quotidien, mes doutes, mes joies, mes appréhensions mais aussi mes rencontres et des discussions avec des potes. Dans cet EP il y a cinq chansons et c’est vraiment cinq textes qui racontent des petits chapitres de ma vie, de ces trois dernières années. Quand je le réécoute, j’ai vraiment une période pour chacune des chansons. J’essaie de juste raconter ce que je ressens.

Cet EP est autobiographique, quelle chanson t’a fait le plus de bien en la créant ?
Celle qui m’a fait le plus de bien c’est clairement « Oxygène pour deux » ! C’est une chanson que j’ai écrite suite à un deuil, celui du cousin de ma femme. J’ai écrit ce texte de manière ultra spontanée. C’était pas du tout dans l’objectif d’en faire une musique, j’avais juste besoin d’écrire. Et puis, après, je l’ai mis en musique et ça m’a fait beaucoup de bien, vraiment beaucoup de bien. Ce qui est intéressant, c’est que même maintenant trois ans après avoir écrit ce texte quand je le chante en live il y a toutes les émotions qui reviennent. Mais ce n’est plus de la tristesse, c’est comme un moment dans une autre vie, un moment à part, un moment d’hommage qui me fait à chaque fois du bien.

Tu nous présentes les cinq titres ?
Ce que j’écris c’est ce que l’on vit tous je pense. J’ai l’impression que ces histoires, ces anecdotes sont des choses qu’on vit tous. C’est la vie tout simplement et donc je pense que les gens peuvent s’y retrouver. C’est d’ailleurs les retours que j’en ai ! On vient me dire que l’on se retrouve dans mes textes et que ça fait du bien. Du coup ça me fait plaisir d’entendre ça évidemment !

Avant tu faisais partie de groupes, maintenant tu as ton propre projet. Qu’est-ce que tu en retires comme expérience ?
Chaque groupe dans lequel j’ai été m’a apporté quelque chose de différent. D’abord ça a été mes premières scènes et donc le statut d’artiste et réaliser mon rêve d’être musicien. Le deuxième groupe m’a donné le petit grain de folie qui me manquait dans ma vie. C’était un groupe psyché et ça m’a amené tout un tas d’aventures. Et le dernier m’a apporté le côté plus pop et cette efficacité de travail. Du coup, le fait d’avoir eu ces trois formations de travail me permet aujourd’hui de savoir vraiment ce que je veux être en tant que solo.

Ce n’est pas effrayant de tout faire seul maintenant ?
Si ! C’est hyper stressant ! La scène est vraiment devenue une étape difficile maintenant parce qu’il n’y a personne sur qui se reposer alors que si t’es en groupe et que tu te plantes, tu regardes ton voisin et avec un peu de chance le public va croire que c’est à cause de ton pote et pas à cause de toi (rires). Maintenant je suis seule donc s’il y a le moindre faux pas, la moindre fausse note, il n’y a personne d’autre que moi. Par contre quand ça se passe bien, c’est 1000 fois plus gratifiant !

Ça a pris combien de temps cet EP ?
Je suis d’abord passé par une phase de « laboratoire » après mon temps avec les groupes pour vraiment savoir ce que je voulais. L’EP en tant que tel a pris plus ou moins deux ans avec le confinement en plein milieu ce qui a un peu ralenti le processus. J’étais chez mon producteur à Paris le 7, 8 et 9 mars de l’an dernier pour faire un test. Si ça marchait, j’enchaînais le mois d’avril en enregistrement chez lui. Entre temps, je suis rentré en Belgique et le 13 mars c’était fini, tout était bloqué. Du coup, il a fallu rebondir et réfléchir à comment faire. Le label m’a fait amener du matériel pour que j’enregistre chez moi. J’ai su tout faire à la maison mais du coup ça a pris beaucoup plus de temps que prévu.

Pourquoi « Ah ouais » ?
C’était un peu une évidence. Le single « ah ouais » est clairement le morceau qui m’a permis de signer dans le label où je suis maintenant (Alter K). Je me souviens, le boss du label avait fait écouter ma chanson et j’avais eu droit à un « ah ouais ! », du coup « ah ouais » me semblait comme une évidence. J’ai l’impression que ce morceau m’ouvre des portes et donc ça avait du sens que l’EP s’appelle comme ça.

Tu viens de sortir un nouveau clip d’animation pour « Krang ». Comment cette idée est-elle arrivée ?
En fait, le label m’a dit il y a quelques mois : « ça te va si on fait un clip d’animation ? » et du coup c’est parti ! Ça a toujours été un de mes rêves un peu inaccessible car je sais que ça prend un temps fou et du coup de l’argent mais le label le proposait de lui-même donc j’étais trop content ! De là, j’ai commencé un pitch pour une histoire pour « Krang » et le label a bien aimé donc ils ont cherché un producteur pour le réaliser. Ils ont trouvé Luc Journot et le gars a réalisé mon histoire en mille fois mieux que ce que je pensais. Quand j’ai reçu les images pour la première fois j’étais vraiment trop trop content.

Comment est-ce que tu travailles ?
Je fais tout entièrement seul. Je me mets dans mon petit home studio et soit je pars d’un texte que j’ai écrit, soit je pars d’abord d’une production. Ça varie. Pour la musique je me laisse vraiment porter. Pour le texte, ça prend un peu plus de temps car j’écris moins facilement. Par contre, une fois que j’ai fini une première ébauche j’ai besoin de la faire écouter à quelqu’un pour prendre du recul. Je l’envoie à mon manager et lui demande « c’est bien ou à chier ? » (rires) . Si c’est bien, là c’est cool. Si c’est nul alors c’est poubelle.

Qu’est-ce qui te plait dans le fait de chanter en français ?
J’aime bien que mes textes ressemblent à une conversation, un dialogue. Que t’aies l’impression en écoutant que je te parle. Qu’il n’y ait pas de pause ou de forme de poésie. Je te parle et on est en train de discuter. Du coup j’aime bien prendre des petites expressions de tous les jours comme « ah ouais », des trucs qu’on dit tous cent fois par jour sans s’en rendre compte. Ce que j’aime c’est ce côté dialogue, le plus sincère possible pour que les gens se disent « c’est moi ou mon pote en train de me parler ». C’est ça qui me plait le plus dans l’écriture en français. Et puis, par rapport à l’anglais il y a beaucoup plus de rimes, c’est plus spontané.

D’autres projets en cours ?
La préparation du live et la préparation de l’album à venir. J’ai déjà hâte de me lancer dans cette aventure-là ! Mais d’abord, dans un premier temps, défendre cet EP.

PROCHAINS CONCERTS EN BELGIQUE

15.08.21 – Ronquières Festival
09.09.21 – Première partie de Pomme – Nuits Botanique, Bruxelles
27.10.21 – Support d’AaRON – Le Delta, Namur
19.01.22 – Support de Feu! Chatteron – Cirque Royal, Bruxelles
24.03.22 – Support de Feu! Chatteron – Le Manège, Mons

San Holo : « Je veux que les gens créent leurs propres souvenirs avec ma musique »

Le néerlandais San Holo vient de sortir son deuxième album de vingt titres « bb u ok ? ».

L’album « bb u ok ? » est une suite à « album 1 », un disque pionnier dans le genre post-EDM qui lui a valu une reconnaissance internationale et de nombreux prix. Le jeune homme a d’ailleurs vendu plus de 100 000 tickets en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, en Nouvelle-Zélande ou encore en Australie. Il est notamment passé par Loolapalooza, Eurosconic et Tomorrwland.

Pour San Holo, chaque note est une histoire, un souvenir. Sur les vingt titres de son nouvel album, « bb u ok ? », ses émotions transparaissent et nous embarquent. San Holo emprunte sa propre voie et mixe l’électro et l’indie. Sur cet album on retrouve aussi des collaborations avec entre autre American Football et Rivers Cuomo (Weezer).

L’album « bb u ok ? » est une suite à « album 1 », un disque pionnier dans le genre post-EDM qui lui a valu une reconnaissance internationale et de nombreux prix. Le jeune homme a d’ailleurs vendu plus de 100 000 tickets en Amérique du Nord, en Europe, en Asie, en Nouvelle-Zélande ou encore en Australie. Il est notamment passé par Loolapalooza, Eurosconic et Tomorrwland.

Peux-tu présenter ton univers et ton parcours musical ?

C’est une question très difficile, je pense. Ce que j’aime dire à propos de ma musique, c’est que j’ai toujours du mal à mettre des mots sur les choses parce que je pense que les mots et la description des choses en mots ne capturent jamais vraiment l’essence du sentiment ou de l’émotion, mais la musique le fait. Mais si je dois vraiment décrire mon univers, mes sons, je dirais que c’est de la musique électronique avec beaucoup d’influences indies comme la guitare ou encore ma voix.

Au niveau de mon parcours musical, j’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 13 ans, puis j’ai joué dans de nombreux groupes. J’ai obtenu mon diplôme de guitariste, puis après j’ai commencé à faire des beats et c’est là que San Holo est né. Et c’est comme si ça avait explosé en Amérique ! J’avais tout ce bagage de guitare avec lequel je n’avais aucun succès et je faisais des beats et soudain les gens écoutaient ça. Je suis entré dans ce monde de DJ que je n’aurais jamais imaginé. Et puis, j’ai décidé d’incorporer ma guitare dans le monde des DJ et les gens ont d’abord pensé que c’était bizarre mais maintenant, tant d’années plus tard, c’est en quelque sorte devenu mon truc. Et c’est là que je suis maintenant ! Je suis le DJ qui joue de la guitare, je suppose (sourire).

Lorsque tu as commencé à créer de la musique, tu étais principalement guitariste, puis tu es passé à la production musicale. Pourquoi ?

Je pense que c’est parce qu’avec la guitare je n’avais pas beaucoup de liberté. J’avais déjà exploré ce que je voulais explorer mais avec la production musicale, j’ai soudainement ressenti cette liberté et je pouvais faire des chansons entières, programmer des batteries et créer tout cet univers, pas seulement la guitare mais l’univers entier juste avec mon ordinateur portable et cela m’a donné tellement de liberté et de joie. C’était juste le meilleur sentiment, de créer un truc complet sans avoir à compter sur d’autres groupes, membres ou chanteurs, batteurs, etc. Je pouvais tout faire moi-même. C’est pourquoi c’est si personnel pour moi, je fais beaucoup de choses moi-même.

Tu viens de sortir un nouvel album  » bb u ok ? « qui est très personnel. Qu’est-ce qui t’as inspiré pour le créer ?

Presque chaque chanson de l’album est comme une petite lettre à mes fans. Presque comme une note à moi-même aussi. Je voulais que l’album soit très personnel et c’est pourquoi il y a beaucoup d’écriture manuscrite. Écrire à la main est aussi la manière la plus personnelle et intime d’écrire. C’est beaucoup plus personnel que taper sur le clavier de son ordinateur ou faire un sms. Je pense que c’est un des éléments qui a contribué à ce ressenti d’intimité, de quelque chose de très personnel dans l’album. La plupart des chansons parlent de choses auxquelles je pense, de ce que je ressens et j’espère que les gens s’y identifieront à leur manière. Je n’essaie pas de créer mon histoire, j’essaie de créer des petites lettres aux gens qu’ils peuvent interpréter comme ils le souhaitent. Je me fiche de ce que les gens ressentent avec ma musique du moment qu’ils ressentent quelque chose. S’ils se sentent heureux, c’est génial, si elle les rend tristes, c’est génial aussi. Je veux que les gens créent leurs propres souvenirs avec ma musique.

Le titre de ton nouvel album est « bb u ok ? » et ironiquement, c’est le genre de choses qu’on dit par textos or, tu viens de dire que les chansons étaient plus comme des lettres. Alors pourquoi avoir choisi de mettre ça comme titre de l’album ?

« bbu ok ?  » était en fait un texto que j’ai reçu de quelqu’un à un moment donné de ma vie et je l’ai juste regardé et je me suis dit que c’était très beau. Ça m’a fait quelque chose. Je pense que ce que tu dis est très vrai. Tout le monde envoie des textos, plus personne n’écrit de lettres, et nous sommes tellement connectés à tout le monde dans le monde, mais le sommes-nous vraiment ? Sommes-nous vraiment si connectés ? Parfois, j’ai l’impression qu’à cause de tous ces réseaux sociaux et de toutes les options on perd quelque chose. Comme les enfants de nos jours qui grandissent avec les téléphones, ils grandissent, ils peuvent appeler n’importe qui à n’importe quel moment. Mais est-ce que nous nous connaissons vraiment ou est-ce que nous créons juste une sorte de masque sur les médias sociaux pour le montrer aux autres ? C’est de là que vient la question « bb u ok ? ». C’est censé être une question très authentique à laquelle on est censé répondre honnêtement. C’est une question sur comment tu te sens vraiment et pas seulement ce que je vois sur, sur les réseaux sociaux.  Est-ce qu’il t’arrive de croiser quelqu’un et de lui dire : « Hey, comment ça va ? » Et puis la personne répond, « ouais, je vais bien. Comment vas-tu ? « Et puis vous dites, « ouais, je vais bien », mais le sommes-nous vraiment ?  C’est de là que ça vient. C’est juste une question sincère. Je pense que les gens devraient être plus ouverts pour parler de ce qu’ils ressentent vraiment.

Est-ce que ça marque un nouveau chapitre dans ta carrière ?

Faire de la musique a toujours été quelque chose d’émotionnel pour moi, parce que c’est mon moyen d’expression. Je peux dire tellement de choses, mais je ne peux pas vraiment m’exprimer correctement avec des mots. Même si je parle beaucoup, j’ai parfois l’impression que les mots ne rendent pas vraiment justice à ce que je veux dire. C’est avec ça que je lutte tout le temps. Par exemple, je peux te dire toutes ces choses en ce moment, mais je ne suis pas sûr que tu les comprennes comme je les pense. Par exemple, essaie de décrire le sentiment que tu ressens quand tu tombes amoureux. Tu peux le décrire avec des mots, mais tu ne pourras jamais le ressentir avec les mots. C’est un sentiment. Et je pense que musicalement, c’est exactement ce que je veux faire. Je veux capturer les choses qu’on ne peut pas vraiment décrire avec des mots. Et je ne suis pas sûr que ce soit un nouveau chapitre. Je pense que c’est toujours ce que j’ai voulu faire, mais c’est définitivement un nouveau chapitre dans le sens où je suis plus confiant dans ma musique. Je sais où je vais. Avec mon premier album, j’avais très peur d’utiliser la guitare parce que c’était tellement nouveau et que les gens ne le comprenaient pas encore vraiment. Mais avec cet album, je me sens en confiance. C’est moi et c’est ma voix. L’album n’est pas parfait. Il y a 20 chansons et il y a parfois des bruits de fond. Elles ne sont pas parfaites. Elles sont parfois un peu déformées, mais c’est réel. Je voulais juste que ce soit réel et authentique.

Tu as ton propre label, Bitbird. Que préfères-tu : faire de la musique, la créer ou la produire ?

Définitivement ma propre musique. J’aime soutenir les artistes qui sont géniaux. J’ai beaucoup d’amis sur Bitbird qui font leur propre musique et ils sont tellement géniaux. Et je veux que le monde les entende, et je veux utiliser Bitbird comme un canal pour amplifier leur musique au monde. Je veux qu’ils soient les plus grands artistes du monde parce que je les aime tellement. Mais au final, ce que j’ai le plus aimé, c’est faire ma propre musique et me concentrer sur mon propre projet.

Tu as créé tes chansons à Los Angeles. Était-ce difficile avec cette pandémie ?

Ce que peu de gens savent, c’est que cet album a été enregistré juste avant le début de la pandémie. Je crois que j’ai terminé la dernière chanson le jour où le monde s’est arrêté. Donc la partie la plus difficile de cette année a été d’attendre la sortie de l’album. Et bien sûr, nous avons dû travailler sur beaucoup d’autres choses, comme le design de l’album, le spectacle et le look du vinyle. Mais cette année a été très difficile parce que j’ai dû attendre, je crois, un an et demi pour sortir l’album.

As-tu des concerts prévus ou un autre projet ? 

Oui ! Je viens d’annoncer une tournée en Amérique. On va tourner d’octobre à décembre. Il y a 40 concerts à venir. Je suis stressé à l’idée de repartir sur la route avec cette pandémie mais je suis surtout très excité à ce sujet.

Et as-tu des projets de tournée en Europe ?

Oui, je vais certainement faire une tournée en Europe. Mais je ne peux pas encore en parler.

Qu’est-ce que tu préfères dans la musique électronique ?

La liberté ! On peut faire ce que l’on veut. C’est aussi ce que je veux prouver avec cet album. On peut littéralement transformer des chansons rock en chansons électroniques et des chansons électroniques en chansons rock. La musique est magique comme ça. Je ne pense pas vouloir me considérer en tant qu’artiste électronique. Je veux juste me voir comme un musicien et un créateur de musique. Mes outils sont un ordinateur portable et une guitare et c’est ce qui en sort. C’est ce que j’aime dans la musique électronique, la liberté. Je pense que c’est une forme de musique très libre.

Le mot de la fin pour ton public belge ?  

Je me suis beaucoup amusé la dernière fois que je suis venu. J’ai vraiment hâte de revenir en Belgique car ce qui est amusant c’est que c’est si proche des Pays-Bas, mais en même temps, ce n’est pas pareil. C’est une sensation intéressante pour moi car je me souviens que lorsque je jouais à Amsterdam et que j’allais en Belgique, certaines personnes parlaient néerlandais, d’autres non. J’ai toujours aimé ça. J’ai l’impression d’être chez moi, mais aussi de ne pas l’être. C’est comme un rêve, un monde de rêve.

« Elan », le nouvel EP d’Alice Spa

Sorti le 14 février dernier, Elan, nous fait découvrir une nouvelle facette musicale d’Alice Spa.

Après « Lueur » en 2016, la jeune auteure-compositrice-interprète nous dévoile « Elan », un deuxième EP aux sonorités plus pop. Les quatre titres nous parlent d’amour, de rupture, de liberté et nous plongent dans un univers frais et plein de bonnes ondes.

« Elan » est disponible en version digitale sur toutes les plateformes de streaming et en version physique.

Découvrez le projet d’Alice Spa, son parcours musical, les dessous de la création de son EP, ses inspiration et ses envies dans l’interview vidéo ci-dessous :

Antoine Délie sort son premier album

Après avoir participé à The Voice Belgique et The Voice France, Antoine Délie sort son premier album : « Peter Pan ».

Quatorze chansons, un univers pop, coloré et acidulé. Des collaborations avec de grands noms de la chanson française, des textes personnels et envoûtants. Avec « Peter Pan », le jeune homme met la barre haut pour un début de carrière.

« Peter Pan » est disponible en version digitale sur toutes les plateformes de streaming et en version physique.

Découvrez son projet, son parcours musical, les dessous de la création de son album et ses envies dans l’interview ci-dessous :

Amoranno : « Détour est un EP très coloré »

Au croisement du rap et de la chanson française, Amoranno nous présente son premier EP : « Détour ».

Le jeune auteur, mélodiste et interprète français a sorti son premier EP le 2 avril. Ce dernier nous plonge dans un univers onirique, épuré et spontané. « Détour est un EP très coloré » explique Amoranno. « Chaque morceau a sa couleur, sa particularité ».

Sur « Détour », Amoranno a également collaboré avec des compositeurs et des beatmakers comme Les Skywalkers et Optim.

Chaque titre représente un peu un chemin. Tu nous les présentes ?

« Oliver Twist » a été créé très naturellement. C’était un morceau vachement simple à écrire, ça coulait tout seul. C’était comme une vague en fait. Ça fait deux ans que je l’ai écrit et j’ai sorti une première version il y a un an mais pour une question de droits j’ai dû refaire le morceau avec des beatmakers, les Skywalkers, qui m’ont refait la compo.

« Bateau » c’est un morceau qui venait des tripes. Ça fait à peu près un an et demi que je l’ai écrit. Ca me faisait un peu mal de le voir dormir comme ça, sans pouvoir en faire quelque chose. Toujours une question de droit mais au final ça a été réglé.

« +33 18 », « Langue du cœur », « Pour de bon » et « Des tours », sont des morceaux que j’ai écrits pendant le premier confinement et que j’ai enregistrés juste après.

Y a-t-il des thèmes importants dans tes chansons ?

Je pense que ça tourne souvent autour des mêmes thèmes. Je n’ai pas vraiment de particularité pour qu’on écoute mon projet. Je fais ce qui me semble bien dans le sens où c’est le relationnel d’abord. Dans « Bateau » par exemple, le relationnel est clairement le pilier du morceau.

Les expériences de vie sont aussi souvent présentes. Ce qu’on vit, ce qui m’a marqué, ce qui m’a touché.

Pour en savoir plus sur son projet, son nom d’artiste, son parcours et ses futurs projets, regardez la suite de l’interview en vidéo (ci-dessous) :

Suicide Sue : un premier EP en préparation

Le duo rock bruxellois sort un nouveau single le 4 juin prochain et se penche sur la création d’un EP.

Suicide Sue c’est un groupe de rock avec touches de blues, de rock psyché et de folk formé par deux amis : Benjamin D’Agresta et Giuseppe Ferrara.

« Le sentiment majeur qu’on essaie de faire ressortir de nos morceaux, c’est un peu la personne assise au bar, seule, et qui est un petit peu mélancolique », explique Benjamin. « C’est la mélancolie d’ébriété (rires). Oui c’est vraiment ça ! Suicide Sue c’est l’ébriété mélancolique (rires) ».

En attendant leur futur single « Tonite » qui sortira le 4 juin prochain, six autres morceaux sont déjà disponibles sur les plateformes d’écoute, dont leurs deux derniers singles : « Take Me Down » et « Wild Hearts ».

Quand est né Suicide Sue ?

B : On a démarré le projet fin 2019. J’ai envoyé ma maquette à Guiseppe en novembre et on est vite allés en studio puisque fin décembre on enregistrait déjà nos 3 premiers morceaux ! Mais il faut savoir que nous nous connaissons depuis très longtemps. On est potes depuis quasi 10 ans. Donc ça a aidé à démarrer.

G : J’étais dans pas mal de groupes différents et je voulais quelque chose qui me corresponde plus. C’était souvent des groupes de funk, de reggae, de trucs que j’écoutais pas vraiment en fait. J’écoutes souvent du rock donc j’avais envie une fois de commencer un projet rock.  Je cherchais un chanteur pour ce nouveau projet et donc j’ai demandé à Benjamin de me rejoindre avec sa guitare. C’est comme ça que ça a commencé.

Pourquoi avoir choisi Suicide Sue comme nom de groupe ?

B : On était à la recherche d’un nom de groupe qui sonne bien, et j’aime assez bien le son des « s » dans le nom du groupe. Et  On a aussi des textes un peu dark parfois. Et l’idée quand tu te lance dans la musique c’est que les gens retiennent le nom de ton groupe. Utiliser des termes un peu plus choquant ça pouvait peut-être permettre de capter l’attention et de faire en sorte que les gens retiennent un peu. Il n’y a pas vraiment de signification particulière, ça sonnait juste bien.

G : Y a un café a Berlin qui a le même nom, on a découvert ça après (rires). On n’est pas du tout tenanciers d’un café berlinois.

Comment travaillez-vous en duo ?

B : Sur la façon plus globale de travailler, en général l’un de nous deux arrive avec une idée, avec un squelette d’un morceau. Ensuite on le termine à deux. Dans la division du travail, Giuseppe est plus calé en arrangements et moi je me charge des textes, de l’écriture à proprement parler. 

Vous l’avez dit, vos textes sont un peu dark parfois, qu’est-ce qui vous inspire ?

B : Ce qu’on recherche avant tout dans nos compositions c’est d’aller rechercher un sentiment, une émotion et de générer un ressenti auprès de l’auditeur.  Mes textes sont souvent inspirés de bribes autobiographiques mais aussi alimentés de fantasmes, de choses qui ne m’appartiennent pas mais qui pourraient. C’est plutôt un croisement, un amalgame de plusieurs histoires à la fois. On veut créer quelque chose d’uniforme entre la forme et le fond, entre la mélodie et le texte.

Y a-t-il des thèmes qui vous inspire particulièrement ?

B : J’écris souvent en fonction de ce qu’il me passe par la tête à ce moment-là. Après, il est vrai qu’il y a des thèmes qui me parlent plus que d’autres. Les relations humaines, c’est un thème qui me parle beaucoup car j’y suis très sensible. Mes textes vont donc souvent aborder ce thème et les relations amoureuses, mais pas que. Souvent ce sera par rapport au ressenti que j’ai ou celui que le personnage a dans le cadre du morceau.

Des projets ?

B : On travaille sur le prochain clip qui sortira le 4 juin et on espère sortir un EP de plus ou moins 6 titres cet été. C’est en préparation ! On va probablement le sortir en vinyle et pas en CD car on aime les beaux objets. Et il sera bien entendu disponible sur toutes les plateformes digitales. Notre priorité c’est aussi de pouvoir remonter sur scène.

Lucie-Valentine : un premier album cathartique

« La vie est belle », le premier album de Lucie- Valentine souffle sa première bougie.

Au travers de son premier album, l’auteure, compositrice et interprète belge raconte le chemin parcouru pour retrouver la joie de vivre après la perte tragique de son frère.

Dans cet opus aux sonorités pop, Lucie-Valentine nous livre ses tourments de manière chaleureuse, poétique et parfois mélancolique. Et c’est avec douceur que la jeune femme nous embarque dans son deuil, son acceptation, ses difficultés et sa renaissance.

Un an après la sortie de « La vie est belle », onze titres sur quinze sont également sorti sous forme de clips.

Découvrez l’envers du décor du premier album de Lucie-Valentine, ses projets, son parcours musical ainsi que ses futures dates de concert dans l’interview ci-dessous :

« Hopes », le premier EP du groupe Abey Blue

Le duo pop-électro, Abey Blue, a sorti son premier EP, « Hopes », en février 2021. Au programme, 5 titres qui oscillent entre mélancolie, sensibilité et poésie.

Antoine Dandoy et Estelle Tilleman se rencontrent sur les bancs de l’Académie et forment en 2018 le groupe Abey Blue.

à la base, Estelle était seule dans le projet. « Le nom était d’ailleurs inversé : Blue Abey », explique-t-elle. « Abey c’est un prénom amérindien que je trouvais vraiment beau et qui signifie feuille. Blue c’est parce que le bleu est une couleur qui peut être reliée à la mélancolie et c’est quelque chose qu’on retrouve en général dans nos chansons. Après, j’ai rencontré Antoine, on s’est bien entendus du coup on a formé le duo et inversé les deux mots« .

Quelques années plus tard, un EP de 5 titres voit le jour : « Hopes » !

« Hopes» est disponible en version digitale sur toutes les plateformes de streaming et en version physique en contactant le duo.

Découvrez l’envers du décor de « Hopes » et les projets du groupe dans l’interview vidéo ci-dessous :